Les systèmes d’arrosage automatiques au Québec

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L’arrosage automatique est une réalité, mais les systèmes peuvent être complexes

Asperseurs, arroseurs, gicleurs, déverseurs… les systèmes d’irrigation automatique pour jardins et pelouses sont variés et de plus en plus recherchés. Qu’ils soient alimentés par des tuyaux enfouis dans le sol ou qu’ils opèrent en mode goutte à goutte par le biais de boyaux dissimulés, ces systèmes varieront en complexité et en efficacité tout dépendant de la superficie à arroser, de leur rendement écologique et de votre budget. Installer un système d’irrigation performant et minimisant l’évaporation demande des connaissances en plomberie, en horticulture et en électricité. Comme il faut un système sécuritaire, adapté et précis, Paysagiste de la Capitale vous recommande de faire appel à un professionnel, à tout le moins de bien vous renseigner sur les aspects techniques de ce type de projet.

 

Différents systèmes d’irrigation pour différents besoins

Arrosage automatisé pour gazonSilencieux, mais plus cher, l’asperseur produit de très fines gouttelettes. Une telle brumisation assure une percolation uniforme de l’ordre de 2 cm à l’heure. Fixe ou rotatif, il convient aux plantes fragiles et aux petites surfaces. La vaporisation sortant de ses buses ne couvre en effet qu’un rayon de 60 cm à 6 m environ, dépendant de leur grosseur.

Plus bruyants et ne convenant pas à l’irrigation des petits jardins, les gicleurs à tête rotative sont employés dans les productions industrielles. Mais des modèles plus petits sont tout à fait pertinents pour un usage résidentiel. Entraîné par impact, par engrenages ou par billes, le mouvement de ces gicleurs peut être totalement circulaire (360 degrés), pour une projection de l’eau allant de 6 à 30 m. L’irrigation obtenue n’est toutefois pas toujours égale, le jet étant facilement altéré par le vent.

La micro-irrigation est en vogue, car il s’agit d’un système peu coûteux et écologique. Ce système d’irrigation a pour effet de distribuer très peu d’eau à la fois, sans asperger les végétaux. L’irrigation « découle » d’un ou de plusieurs tuyaux poreux installés en surface ou dans la terre (près des racines). Le sol reste humide en permanence, et le gaspillage est évité grâce à un programmateur optionnel. Il en résulte de grandes économies d’eau en raison d’une évaporation quasi nulle. Un mode d’arrosage idéal pour les plantes ne supportant pas d’être aspergées, comme les rosiers ou le chèvrefeuille par exemple.

 

Comment installer un système d’irrigation automatique?

Vous avez décidé d’installer votre système d’irrigation. C’est faisable. Assurez-vous toutefois avant de vous retrousser les manches de contacter les entreprises pertinentes (Bell, Videotron, etc.) afin qu’elles déterminent où se trouvent les conduites et les fils dans le sol de votre terrain. Joindre Info-Excavation, un organisme qui permet le repérage et qui donne de l’information sur toutes les servitudes (1-800-663-9228), est aussi une façon simple et rapide de ne pas commettre un impair. Votre municipalité peut pour sa part exiger un permis s’il s’agit d’un système d’irrigation souterrain et si des restrictions existent quant à l’arrosage (heure, fréquence, durée).

Idéalement, vous avez fait ou obtenu un plan détaillé de votre aménagement. Examinez-le de manière à diviser votre terrain en zones d’irrigation. Cela servira à déterminer le nombre d’appareils requis; notez que la portée de chaque arroseur doit se chevaucher un peu. Reproduisez par des dessins le déploiement des conduites et la position des boîtes de raccordement. Vous éviterez de percer vos tuyaux lors de travaux subséquents.

Vous pouvez ensuite commencer à creuser des tranchées à l’aide d’une pelle, voire d’un pic. Ces tranchées devraient avoir une trentaine de centimètres (1 pied) de profondeur et se resserrer au fond (forme en V). Les boyaux y reposeront, mais les têtes escamotables doivent rester en surface. Les conduites secondaires peuvent n’être enfouies qu’à 16 cm de profondeur. Un seul type d’asperseur doit figurer dans une même zone. La valve principale doit également être enfouie à cette profondeur lorsque le compteur d’eau est placé à l’extérieur. Faites les raccordements requis et expliqués dans le guide d’utilisation de votre système d’irrigation… et testez-le. Si tout fonctionne bien, remblayez les conduites avec de la terre.

 

Utilisation du système d’arrosage automatique : conseils pour ne rien gaspiller

Notez d’abord que l’efficacité de votre système d’irrigation dépend de la pression et du débit d’eau en jeu. Un professionnel saura déterminer la dimension des tuyaux afin que le rapport pression/débit soit optimal. Sachez néanmoins qu’un boyau de ¾ po de diamètre a un meilleur rendement qu’une conduite de ½ po de diamètre; un gros tuyau permet de faire circuler plus de GPM (gallons par minute) avec moins de perte de pression. Davantage de têtes peuvent ainsi être alimentées. Normalement, un système conçu pour une installation par le consommateur contient les conduites appropriées. Cela dit, voici d’autres conseils anti-gaspillage :

  • arrosez avant 8 h (matin) et évitez de le faire quand il vente; vous réduirez ainsi l’évaporation de l’eau;
  • positionnez l’asperseur de façon à ce qu’il n’arrose pas les surfaces non végétalisées;
  • veillez à ce que les tuyaux n’aient pas de fissures et, s’ils sont enfouis dans la terre, qu’ils ne soient pas obstrués;
  • arrosez moins souvent, mais suffisamment pour que les racines soient irriguées;
  • assurez-vous qu’une vanne maîtresse puisse stopper l’eau automatiquement advenant une fuite sur la conduite principale;
  • demandez qu’un dispositif ferme le système automatiquement lorsqu’il pleut (cela fonctionne comme un capteur-interrupteur). Un tel dispositif permet d’économiser annuellement de 3 à 15 % en coûts de fonctionnement.

 

Des précautions nécessaires : assurance responsabilité et purge automnale

Si vous chargez un professionnel d’installer votre système d’irrigation, demandez à voir dans le contrat si cet entrepreneur est correctement assuré. Il faut une couverture d’au moins 500 000 $, selon les normes d’Irrigation Québec, afin que sa responsabilité puisse garantir un dédommagement suffisant en cas d’accidents, de glissements de terrain, de dégâts d’eau, etc., liés à votre système. Paysagiste de la Capitale vous recommande aussi, si vous faites vous-même la purge de votre système d’irrigation avant l’hiver afin que l’eau ne gèle pas dans les conduites, d’utiliser un compresseur ayant une poussée d’au moins 50 pi3/min (1,4 m3/min), et ce, pendant une durée continue d’une vingtaine de minutes.

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